La véronique dans le gazon, ça se règle : arrachez-la à la main avant qu'elle fleurisse, combler les zones dénudées avec un sursemis, et corrigez les conditions qui l'ont laissée s'installer (sol compacté, tonte trop haute ou trop rase, humidité stagnante). En deux à huit semaines, avec la bonne routine, une pelouse dense reprend le dessus et la véronique disparaît d'elle-même, sans avoir besoin de sortir immédiatement un herbicide.
Veronique dans le gazon : identifier et éliminer durablement
Reconnaître la véronique dans le gazon (et ne pas la confondre avec d'autres)

Il existe en France deux espèces de véronique particulièrement présentes dans les gazons domestiques : la véronique à feuilles de lierre (Veronica hederifolia) et la véronique filiforme (Veronica filiformis). Les deux sont rampantes et forment des tapis bas qui se glissent parfaitement entre les touffes de graminées. À genoux dans la pelouse, le repère le plus rapide c'est la fleur : minuscule, à quatre pétales, bleu clair ou lilas, portée par un fin pédoncule qui part de l'aisselle des feuilles. Pour V. hederifolia, ce pédoncule est plus long que la feuille elle-même, ce qui est un détail botanique utile pour confirmer l'espèce. Les feuilles sont lobées (en forme de lierre pour la première, plus arrondies et légèrement duveteuses pour la filiforme). La floraison s'étale de mars à septembre, donc vous avez de bonnes chances de croiser des fleurs bleues dès le printemps.
Avant d'agir, prenez trente secondes pour confirmer que vous avez bien affaire à une véronique et pas à une autre adventice rampante. Les confusions les plus fréquentes sont les suivantes :
| Plante | Port | Feuilles | Fleurs / fleurs | Signe distinctif rapide |
|---|---|---|---|---|
| Véronique (Veronica hederifolia / filiformis) | Rampant, tiges fines | Lobées (lierre) ou orbiculaires, légèrement duveteuses | 4 pétales, bleu/lilas, très petites | Pédoncule floral plus long que la feuille |
| Renoncule rampante (Ranunculus repens) | Rampant, stolons robustes | 3 à 5 lobes profonds, luisantes | 5 pétales jaunes brillants | Stolons épais, zones humides, fleurs jaunes |
| Mouron rouge (Anagallis arvensis) | Étalé / couché | Ovales, opposées, sans pétiole | Petites, rouge-orangé | Fleurs orangées/rouges, pas bleues |
Si vous voyez des fleurs jaunes, c'est probablement la renoncule rampante (voir aussi nos conseils sur les fourmilières dans le gazon ou les marguerites dans le gazon, deux autres envahisseurs courants). Des fleurs orangées, pensez plutôt au mouron. Des fleurs bleues minuscules sur tiges très fines : véronique, quasi certain. En cas de doute persistant, photographiez la plante de près (feuilles, fleurs, tige) et comparez avec les flores en ligne ou soumettez-la à un forum de jardinage : une mauvaise identification coûte du temps et parfois de l'argent.
Pourquoi elle s'est installée chez vous
La véronique ne s'installe pas par hasard. Elle profite systématiquement des mêmes failles dans la pelouse, et les comprendre, c'est déjà à moitié la résoudre.
- Sol compacté: la véronique adore les zones où les graminées peinent à s'enraciner. Un sol dur, peu aéré, laisse de l'espace libre en surface.
- Tonte inadaptée: tondre trop ras (moins de 4 cm) stresse le gazon et crée des zones clairsemées. Tondre trop haut (plus de 7 cm) favorise l'ombre et l'humidité en pied de touffe, conditions idéales pour les plantes rampantes.
- Zones humides ou drainage insuffisant: la véronique filiforme en particulier apprécie les endroits où l'eau stagne. Un coin toujours mouillé après la pluie est un terrain de jeu pour elle.
- Fertilité insuffisante: un gazon mal nourri pousse lentement, perd en densité et laisse de la place aux adventices.
- Zones dénudées après un stress: maladie, sécheresse estivale, passages fréquents, chantier... toute zone de terre nue ou clairsemée est un appel d'air pour la véronique.
- Dissémination involontaire: la véronique se propage par fragments de tiges (le moindre passage de tondeuse non nettoyée peut disperser des morceaux sur toute la pelouse) et par les semences.
Plan d'action immédiat : cette semaine, avant que ça s'aggrave

Si vous êtes en train de lire cet article parce que vous venez de remarquer de la véronique, voici ce que je ferais dans les sept jours qui viennent, dans cet ordre.
- Ne tondez pas tout de suite. Si la véronique est en fleur, tondre maintenant va fragmenter les tiges et les disperser sur toute la pelouse. Attendez d'avoir arraché les zones les plus denses.
- Repérez et délimitez les foyers. Parcourez la pelouse et identifiez les zones infestées. Un repère visuel simple : sol humide, gazon clairsemé, présence de tapis verts plats entre les brins d'herbe.
- Arrachez à la main en extrayant les racines. Utilisez une fourche-bêche ou un désherbe-joint pour aller chercher les racines superficielles. Travaillez par temps sec pour que les racines se détachent mieux. Mettez tout dans un sac poubelle, jamais au compost (les tiges peuvent reprendre).
- Nettoyez vos outils. Rincez la fourche, les chaussures et le bac de la tondeuse après intervention pour ne pas transporter des fragments sur d'autres zones saines.
- Regardez l'état du sol dans les zones arrachées. Sol dur comme du béton ? Notez les zones à aérer. Sol détrempé ? Notez le problème de drainage.
- Préparez un sursemis local pour reboucher. Les zones dénudées après arrachage doivent être ressemées rapidement, sinon la véronique (ou une autre adventice) reviendra en premier.
Méthodes de contrôle : manuel, mécanique, sursemis et sol
Arrachage manuel et mécanique

C'est la méthode la plus efficace et la seule vraiment accessible aux particuliers en France depuis la loi Labbé (janvier 2019). L'arrachage manuel fonctionne bien si vous intervenez tôt, avant que la véronique forme un tapis dense. Pour les zones moyennes (quelques m²), une griffe de jardinage ou un désherbe-joint suffit. Pour des zones plus grandes, une scarifiante réglée à faible profondeur peut aider à déstabiliser les tiges rampantes, mais récupérez bien les débris végétaux après passage. N'utilisez jamais la tondeuse pour « tondre » de la véronique dense : vous dispersez les fragments sur l'ensemble de la pelouse.
Sursemis et regarnissage des zones dénudées
Après arrachage, les zones vides doivent être ressemées dans les jours qui suivent. Griffez légèrement le sol sur 2 à 3 cm, semez un mélange de graminées adapté à votre exposition (ray-grass anglais pour une pelouse d'usage courant, fétuques pour l'ombre ou les sols secs), puis recouvrez les graines d'une fine couche de terreau tamisé d'environ 0,5 à 1 cm. Arrosez en pluie fine sans déranger les graines. Maintenez le sol humide pendant 3 à 5 semaines jusqu'à la levée complète, puis espacez progressivement les arrosages au fur et à mesure que les racines s'installent en profondeur. La première tonte intervient quand les nouveaux brins atteignent 8 à 10 cm (coupez alors à 6 cm).
Amélioration du sol
Un gazon dense est votre meilleure défense. Pour y arriver, le sol doit respirer. Si le sol est compacté, aérez mécaniquement (aérateur à lames ou à tines) sur toute la surface, idéalement en mars-avril ou en septembre. Après aération, apportez un sablage léger (sable de rivière calibré 0/4 mm, environ 3 litres/m²) pour améliorer la structure et le drainage. Si le sol est acide (pH inférieur à 6), un apport de chaux ou de calcaire broyé corrigera la fertilité et défavorise certaines adventices dont la véronique. Fertilisez en avril et en septembre avec un engrais gazon équilibré (NPK adapté à la saison) pour que le gazon reprenne vigueur et referme les espaces libres.
Les traitements herbicides : quand y penser et comment décider en France
Soyons directs sur ce point : depuis le 1er janvier 2019 (loi Labbé), les particuliers n'ont plus le droit d'utiliser des produits phytosanitaires de synthèse sur leurs espaces verts privés. Concrètement, cela signifie que la grande majorité des herbicides sélectifs de gazon contenant des substances comme le 2,4-D, le MCPA ou le fluroxypyr ne sont plus en vente libre en jardinerie pour un usage amateur, ou ne sont plus légalement utilisables dans ce contexte. Ce n'est pas une question de disponibilité en rayon : c'est la loi. Les produits autorisés pour les particuliers sont limités aux solutions de biocontrôle (acide acétique concentré, par exemple) et aux produits à base de substances à faible risque homologuées par l'ANSES.
Pour les professionnels (communes, gestionnaires de terrains de sport, entreprises de jardinage), les désherbants sélectifs gazon restent accessibles avec un Certiphyto et les conditions d'usage définies par les AMM (autorisations de mise sur le marché) disponibles sur le site E-phy de l'ANSES. Si vous gérez un terrain de sport ou un espace collectif envahi par la véronique, c'est vers un prestataire certifié qu'il faut se tourner, pas vers un traitement bricolé.
Pour les jardiniers amateurs, la bonne nouvelle : la véronique répond très bien au désherbage manuel associé à un sursemis dense. Elle est superficielle, ses racines ne sont pas profondes, et un gazon bien nourri et régulièrement tondu la concurrence efficacement sans aucun produit chimique. Une fois installée, une marguerite dans le gazon se traite surtout en améliorant la densité de la pelouse et en agissant tôt sur les plants. Ne cherchez pas à contourner la loi pour un problème qui se résout avec une fourche et un sac de semences.
Prévenir le retour : densifier, fertiliser, aérer et bien tondre

Une fois la véronique éliminée, l'objectif est de ne jamais lui laisser de place pour revenir. Voici les leviers concrets :
- Tonte à la bonne hauteur: maintenez une hauteur de coupe entre 5 et 7 cm en période normale, et remontez à 7-8 cm en été ou en période de sécheresse. Un gazon court stresse les graminées et laisse entrer la lumière au sol, ce que la véronique adore.
- Fréquence de tonte régulière: tondez tous les 7 à 10 jours au printemps et en automne. Ne coupez jamais plus d'un tiers de la hauteur en une seule fois.
- Fertilisation raisonnée: deux apports par an suffisent pour un gazon amateur (engrais azoté au printemps, engrais automnal à dominante potasse en septembre). Évitez les excès d'azote qui produisent un gazon mou et sensible aux maladies.
- Aération et décompactage: une aération annuelle en mars ou en septembre, suivie d'un sablage, maintient un sol poreux où les graminées s'enracinent profondément.
- Scarification légère: une fois par an (au printemps ou à l'automne), passez un scarificateur pour éliminer le feutre et améliorer la pénétration de l'eau et des nutriments.
- Choix des espèces de gazon: optez pour des mélanges à base de ray-grass anglais persistant (Lolium perenne) et/ou de fétuques élevées pour les zones ensoleillées, ou des mélanges ombre/mi-ombre (fétuques rouges) pour les coins moins lumineux. Un gazon adapté à son environnement pousse dense et résiste mieux aux adventices.
- Gestion de l'ombre et du drainage: taillez les haies et les branches basses qui créent des zones humides ombragées. Si un coin reste systématiquement détrempé, envisagez un drain ou un apport de matière poreuse.
- Arrosage profond et espacé: après la phase de semis, privilégiez des arrosages peu fréquents mais profonds (2 fois par semaine plutôt que chaque jour), qui forcent les racines à descendre et rendent le gazon moins dépendant de l'humidité de surface.
Calendrier saisonnier : quand agir et comment mesurer les résultats
| Saison | Actions prioritaires | Indicateurs de succès à 4-8 semaines |
|---|---|---|
| Printemps (mars-mai) | Arrachage manuel des premiers foyers dès la reprise de végétation (avant floraison), sursemis des zones dénudées, première fertilisation azotée, aération si sol compacté, reprise de la tonte à 5-6 cm | Les zones ressemées montrent une levée homogène, la véronique ne forme plus de nouveaux tapis, la densité du gazon augmente visiblement |
| Été (juin-août) | Surveillance des zones humides en période orageuse, maintien de la hauteur de tonte à 7-8 cm, arrosages profonds et espacés (matin de préférence), pas de sursemis en pleine chaleur (attendre fin août) | Absence de nouveaux foyers de véronique, gazon dense et homogène, pas de zones nues |
| Automne (septembre-octobre) | Sursemis de regarnissage si nécessaire (c'est la meilleure saison), aération/scarification, fertilisation automnale (potasse), ajustement du pH si besoin (chaulage) | Levée rapide des sursemis (le sol est encore chaud), gazon bien refermé avant l'hiver, disparition des derniers foyers résiduels |
| Hiver (novembre-février) | Limiter le piétinement sur sol gelé ou saturé, ne pas tondre sous 5°C, surveiller les zones encore humides qui signalent un problème de drainage à corriger au printemps | Pas d'extension des foyers, gazon qui repart dense dès la reprise de végétation de mars |
Comment savoir si votre méthode fonctionne (et quand appeler un professionnel)
Après deux semaines d'arrachage et de sursemis, vous devriez voir les premiers signes de levée dans les zones traitées (petites pousses vertes uniformes). Après quatre semaines, les zones ressemées commencent à se refermer. Après huit semaines, si la pelouse est gérée correctement (tonte, arrosage, fertilisation), la véronique ne devrait plus progresser et les foyers initiaux devraient avoir disparu ou fortement régressé.
Consultez un professionnel ou un technicien en espaces verts si : vous n'arrivez pas à identifier formellement la plante (surtout si les fleurs ne sont pas bleues ou lilas), si l'infestation couvre plus de 30 à 40 % de la surface malgré vos interventions après un cycle complet de saison, si vous gérez un terrain de sport ou un gazon professionnel où les exigences de densité et d'homogénéité sont élevées, ou si vous suspectez un problème de sol sous-jacent (pH très bas, nappe affleurante, contamination).
Enfin, gardez en tête que les jardiniers utilisent parfois le terme « véronique » de façon approximative pour désigner toute petite adventice rampante à fleurs bleues. Si vos fleurs ne correspondent pas aux critères décrits plus haut (4 pétales bleu/lilas, pédoncule fin, feuilles lobées ou arrondies), prenez le temps de confirmer l'identification avant d'agir : les méthodes de contrôle restent souvent similaires pour les adventices rampantes du gazon, mais la précision de diagnostic évite les mauvaises surprises et les traitements inadaptés. Si vous souhaitez un repère local, cherchez les exemples autour de Amélie Dubois le gazon, où l’approche terrain aide souvent à confirmer les bons gestes.
FAQ
Faut-il attendre que la véronique soit en fleurs pour l’éliminer, ou je peux agir dès que je la repère ?
Vous pouvez agir dès le repérage, mais l’efficacité est nettement meilleure avant le stade floraison, surtout si vous observez des tapis qui commencent à se densifier. Avant fleurs, l’arrachage manuel retire plus facilement les tiges rampantes et limite les rejets et la capacité de recolonisation.
Que faire si la véronique revient dans les mêmes zones chaque année ?
Si les foyers se répètent aux mêmes endroits, c’est souvent un problème structurel local (drainage insuffisant, sol compacté, piétinement récurrent). Travaillez en priorité la cause, par exemple aérez, sablages légers, et vérifiez l’absence de zones humides persistantes, puis ressemez immédiatement après l’arrachage pour refermer l’espace.
Est-ce que je peux composter les plants de véronique que j’arrache ?
Évitez de composter des plants comportant des fleurs ou des parties susceptibles de repartir. Le compost peut ne pas atteindre assez de température pour détruire tout le potentiel de régénération. Le plus sûr est de les mettre en déchetterie ou de les évacuer, surtout si vous voyez encore des fleurs.
Comment reconnaître une véronique adulte d’une autre petite plante bleue si les fleurs ne sont pas visibles ?
Sans fleurs, repérez le port rampants en tapis très bas, la forme des feuilles (lobées pour l’une, plus arrondies et légèrement duveteuses pour l’autre) et, si possible, la tige fine portant les feuilles. Si vous n’avez aucun critère fiable, prenez plusieurs photos (vue de dessus et gros plan) et faites confirmer, car une erreur d’identification peut vous faire ressemer ou traiter une zone pour rien.
Quelle profondeur de scarification ou d’aération est la plus adaptée pour ne pas abîmer le gazon ?
Restez sur une action superficielle à modérée, l’idée étant de déstabiliser les tiges rampantes, pas de retourner le sol. Faites un test sur une petite zone, puis ajustez. Si vous scarifiez trop profond ou trop agressif, vous risquez d’ouvrir le sol et de créer de nouvelles surfaces favorables aux adventices.
Après l’arrachage, dois-je attendre avant de ressemer, ou je peux semer tout de suite ?
Semez dans les jours qui suivent, idéalement immédiatement après avoir dégagé les zones vides et griffé le sol sur 2 à 3 cm. Plus vous traînez, plus la pelouse concurrente (ou la banque de graines existante) reprend le dessus, ce qui retarde la fermeture du foyer.
Quelle fréquence d’arrosage pendant la période de reprise pour éviter que les graines ne “partent” ?
Pendant les 3 à 5 semaines de levée, privilégiez des arrosages courts mais réguliers en pluie fine, pour garder le sol humide sans noyer la zone ni entraîner les graines. Dès que la levée est complète et que les racines commencent à s’installer, espacez progressivement.
La véronique peut-elle être traitée avec un produit de biocontrôle autorisé par les particuliers ?
En pratique, pour la véronique, le levier principal reste le désherbage manuel combiné au sursemis et à la correction des conditions du sol. Les solutions de biocontrôle autorisées peuvent être proposées pour certaines adventices, mais elles ne remplacent pas la restauration de densité, et leur efficacité dépend beaucoup du stade et de la technique. Si vous envisagez un produit, vérifiez d’abord l’admissibilité et l’application recommandée pour la situation “adventice du gazon”.
Je tonds à 4 cm, est-ce trop rase pour la véronique (ou pour le gazon en général) ?
Une tonte trop rase affaiblit le gazon et favorise les vides, ce qui aide la véronique à s’installer. En remise en état après sursemis, attendez que les jeunes brins atteignent 8 à 10 cm, puis coupez autour de 6 cm. Ajustez ensuite la hauteur pour rester sur une coupe qui maintient une bonne densité.
Quand faut-il s’inquiéter et appeler un professionnel au lieu de continuer à gérer seul ?
En plus d’une surface fortement infestée (par exemple supérieure à 30 à 40 %), alertez-vous si aucun progrès visible n’apparaît après un cycle complet de saison, si l’identification reste incertaine (pas de fleurs bleues ou confusion possible), ou si vous suspectez un défaut de sol (pH très bas, nappe proche, humidité stagnante). Dans ces cas, un diagnostic de sol et une stratégie de renforcement de la pelouse sont souvent plus rentables que des interventions répétées.
Citations
La « véronique à feuilles de lierre » (Veronica hederifolia) est décrite comme une plante herbacée rampante du genre Veronica avec des minuscules fleurs bleues ou lilas (isolées à l’aisselle des feuilles) ; floraison de mars à septembre, et port couché avec ramifications à la base.
Véronique à feuilles de lierre (fr.wikipedia.org) - https://fr.wikipedia.org/wiki/V%C3%A9ronique_%C3%A0_feuilles_de_lierre
Les fleurs de Veronica hederifolia sont décrites comme bleu clair ou lilas, isolées à l’aisselle des feuilles, avec pédoncule plus long que la feuille (repère utile pour une identification visuelle rapide).
Syngenta France – Véronique à feuilles de lierre (fiche espèce) - https://www.syngenta.fr/traitements/veronique-feuille-de-lierre
La « véronique filiforme » (Veronica filiformis) a des fleurs bleutées à 4 lobes et un port prostré/étalé ; ses feuilles sont décrites comme orbiculaires à légèrement pubescentes, et la plante forme une adventice de gazon typiquement rampante.
Véronique filiforme (fr.wikipedia.org) - https://fr.wikipedia.org/wiki/V%C3%A9ronique_filiforme
Pour la véronique filiforme, des descriptions botaniques indiquent des fleurs bleutées (avec lobe plus clair) et une floraison portée par des pédoncules issus de l’aisselle des feuilles : bon critère pour différencier d’autres petites adventices rampantes.
Veronica filiformis (FlorNorthAmerica – fiche taxon) - https://floranorthamerica.org/Veronica_filiformis
Repères généraux d’identification des adventices : les critères visuels regroupés par des sites de vulgarisation sont la forme des feuilles, le type de racine, le port (rampant vs dressé) et la floraison.
La Gazonnière des Arômes – Identification des mauvaises herbes (méthode visuelle) - https://gazonniere-les-aromes.com/jardin-naturel/identification-mauvaises-herbes/
La renoncule rampante (Ranunculus repens) forme une plante très rampante et se confond parfois avec d’autres adventices du gazon : ses feuilles sont décrites comme à 3 puis 5 lobes (plus en profondeur à mesure que la plante se développe), et elle peut se disséminer par stolons robustes en conditions humides.
Syngenta France – Renoncule rampante (description morphologique) - https://www.syngenta.fr/traitements/renoncule-rampante
La renoncule rampante est associée aux gazons humides et à une dissémination par stolons : utile pour un diagnostic « en 30 secondes » (si la zone est humide + stolons visibles + feuilles lobées).
Blog gazon (Blog-gazon.com) – Renoncule rampante (contexte & lutte) - https://www.blog-gazon.com/mauvaises-herbes-renoncule-rampante/
Le mouron (ex. mouron rouge) et d’autres adventices à petites fleurs rouges sont mentionnées comme problématiques dans les gazons ; un signe rapide pour les mourons est la présence de minuscules fleurs et un cycle plutôt étalé au cours de l’année (mars à novembre selon l’exemple cité).
La Gazonnière des Arômes – Identification mauvaises herbes (ex. mouron rouge) - https://gazonniere-les-aromes.com/jardin-naturel/identification-mauvaises-herbes/
La loi Labbé (France) encadre très fortement l’usage des produits phytosanitaires non professionnels : l’interdiction d’utilisation par les particuliers est fixée au 1er janvier 2019 (avec des exceptions pour le biocontrôle/produits autorisés).
FNE AuRA (diaporama – suivi jardineries/produits) - https://www.fne-aura.org/uploads/2020/04/diaporama-suivi-jardineries-2020.pdf
La fiche “produit phytosanitaire” résume aussi que, depuis le 1er janvier 2019, l’usage des produits phytosanitaires de synthèse est interdit aux particuliers (ville-jardinage amateur), ce qui implique que les traitements “chimiques” de gazon au domicile sont généralement non accessibles sans statut/professionnel.
Produit phytosanitaire (fr.wikipedia.org) - https://fr.wikipedia.org/wiki/Produit_phytosanitaire
Pour une pelouse fraîchement semée, des recommandations portent sur l’arrosage pour maintenir le sol humide jusqu’à la levée complète : un document d’espaces paysagers cite une durée de 3 à 5 semaines et conseille d’espacer ensuite les arrosages après la première tonte.
Espaces-paysagers.fr – Fiche-conseil arrosage pelouse (semis) - https://www.espaces-paysagers.fr/wp-content/uploads/2022/05/Fiche-conseil-arrosage-pelouse.pdf
Pour le semis (ou sursemis), des recommandations pratiques indiquent de recouvrir les graines avec une fine couche (≈ 0,5 cm à 1 cm) de terreau/tamisé et d’arroser en pluie fine pour ne pas déranger les graines (donc contact graine-sol).
Gamm vert – Comment bien choisir son terreau pour gazon (recouvrement) - https://www.gammvert.fr/conseils-idees/comment-bien-choisir-son-terreau-pour-gazon
Après sursemis/semis, l’arrosage doit évoluer : des conseils de type “paliers” existent (arrosages espacés progressivement en augmentant légèrement la profondeur utile), en cohérence avec l’installation racinaire.
AP Gazon – Arroser après semis de gazon (logique d’évolution) - https://ap-gazon.fr/conseils/arrosage-apres-semis-gazon/
Une fiche agronomique/technique mentionne l’intérêt du surfaçage/griffage et du regarnissage selon le nombre de trous et la densité restante (donc dosage semences à ajuster localement).
AP Gazon – Dose semis gazon au m² (ajustement) - https://ap-gazon.fr/conseils/dose-semis-gazon-au-m2/
Concernant les traitements sélectifs : l’ANSES (E-PHY) recense des substances actives utilisées dans des désherbants sélectifs gazon, notamment le 2,4-D, le MCPA et le fluroxypyr (et d’autres selon produits).
Ephy – Substance active 2,4-D (ANSES) - https://ephy.anses.fr/substance/2-4-d
Ephy (ANSES) recense des spécialités de désherbant sélectif pelouse/gazon contenant du 2,4-D et du MCPA (ex. produits listés comme “gazons de graminées*Désherbage”).
Ephy – Terfrance désherbant selectif gazons (ANSES – page spécialité) - https://ephy.anses.fr/ppp/terfrance-desherbant-selectif-gazons
Un exemple de page d’autorisation/AMM (ANSES) pour des produits désherbants gazon montre l’importance de consulter les conditions d’usage (dose, zone de graminées, etc.) plutôt que “au hasard”.
ANSES – Bulletin/évaluation AMM (ex. mention désherbants gazon avec substances actives) - https://www.anses.fr/fr/system/files/ANSES-Ft-BulletinAMM-Octobre2020.pdf
Fourmilière dans le gazon : guide solution immédiate sans dégâts
Diagnostic et plan d’action rapide pour traiter une fourmilière dans le gazon sans abîmer la pelouse en France.


